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Vie pratique

Post-Brexit : pénurie de main-d’œuvre au Royaume-Uni

La Grande-Bretagne a fermé la porte à l’Union européenne mais la laisse entrouverte aux travailleurs étrangers, vu le manque de main d’œuvre dans le pays. Au prix de nouvelles démarches administratives plus contraignantes qu’avant le Brexit, il est donc possible de trouver sa place outre-Manche.

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Un marché de l’emploi chauffé à blanc ! Avec un taux de chômage qui dépasse à peine les 4 %, en chute constante depuis des mois, et une croissance prévue à 7 % pour 2021, le Royaume-Uni peine à recruter dans de nombreux secteurs. Depuis le Brexit, le nombre d’emploi vacants outre-Manche dépasse le million, particulièrement dans le commerce de gros et de détail. Les patrons font monter les enchères pour tenter d’attirer de nouvelles recrues, à l’image des hausses de salaires pour les chauffeurs routiers ou d’une prime à l’embauche pouvant atteindre 3 500 euros dans les entrepôts d’Amazon.

L’hôtellerie-restauration fait aussi les yeux doux aux candidats à l’embauche et un groupe d’hôtels et de restaurants a récemment chiffré à 11,6 millions d’euros les seuls bonus destinés à fidéliser ses employés. L’industrie emploie 8 à 9% des actifs au total au Royaume-Uni et l’hôtellerie arrive au quatrième rang. Le secteur a perdu plus de 300 000 travailleurs européens ces 18 derniers mois. « Les barrières sont plus importantes, les entreprises ne peuvent plus embaucher aussi facilement qu’avant des Européens, observe le Français Arnaud de Saint-Exupéry, vice-président du groupe hôtelier Hyatt au Royaume-Uni et en Irlande, car il y a un coût qui n’existait pas auparavant. Les formalités sont longues alors qu’il n’y en avait jusqu’ici aucune. » Les Français sont les bienvenus dans le luxe mais aussi les secteurs pharmaceutiques et biotechnologiques, ainsi que dans les nouvelles technologies de l’information (NTIC) où les formations françaises dans l’informatique ont très bonne réputation.

Les Français sont les bienvenus

Les industries liées à l’environnement (notamment les énergies renouvelables) sont également des gisements d’emplois importants pour les étrangers, tout comme l’enseignement où l’on recrute des professeurs de français. « Nous observons des tensions dans certains domaines : technologie, construction, ingénierie et marketing, où les employeurs ne peuvent pas embaucher assez rapidement », ajoute Simon Winfield, directeur général du géant du recrutement Hays au Royaume-Uni.

Le secteur tertiaire est également à privilégier avec des postes de secrétaires bilingues ou d’assistant(e)s de direction. Les Français sont de manière générale les bienvenus dans les entreprises anglophones, quel que soit le domaine d’activité. Compter des Français parmi les rangs de ses employés est un atout de taille pour les entreprises britanniques qui font du commerce avec l’Hexagone. Enfin, les vétérinaires britanniques sont aussi au bord de la crise. En effet, depuis le premier confinement, 3,2 millions de foyers ont accueilli un nouvel animal de compagnie mais le nombre de vétérinaires n’a logiquement pas augmenté en conséquence et certains de ces animaux sont arrivés dans des régions où les services de soins sont difficiles d’accès, voire inexistants.

Le secteur de la finance est lui pour l’instant le plus impacté par le Brexit : avec la disparition du “passeport européen”, qui permettait à toute banque ou institution financière basée à Londres d’opérer dans n’importe quel pays européen, de nombreuses institutions françaises et européennes ont quitté la City pour Dublin, Paris, Luxembourg ou Amsterdam.

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